( 30 juin, 2008 )

Unissons nos efforts

Bonjour,

 

 

Liberté de la presse, indépendance de l’information, tout porte à croire qu’il faudra bientôt regarder les informations chinoises pour avoir un point de vue objectif de ce qui se passe en France… Puisque l’Europe va probablement être contaminée au moins en partie par ce despotisme berlusconien dont notre président semble amateur.

 

Placer ses amis en politique n’est pas une nouveauté, critiquer les hommes politiques qui le font ne l’est pas non plus… Il n’y a pas si longtemps notre président lui-même était des critiques, mais aujourd’hui il a retourné sa veste pour ne pas dire qu’il est devenu plus impérialiste que l’empereur…
Ce candidat qui il y a un an venait annoncer une rupture avec la politique corrompue et autoritaire de ses prédécesseurs n’a finalement mis qu’un an pour oublier de fermer la porte sur ses véritables ambitions. 4 ans avant la fin de son mandat il commence déjà a placer ses amis à divers postes importants de la société française, et pas seulement des postes de fonctionnaire ou de conseiller…

Ce candidat qui se présentait comme un homme souhaitant ardemment améliorer la situation du pays avec des réformes novatrices prend certes des réformes novatrices, mais qui ne pourront ni à long ni à court terme améliorer la situation du pays.

La raison en est simple, pour Monsieur Sarkozy, améliorer la situation du pays, c’est comme améliorer le bilan d’une entreprise. seuls les chiffres comptes, seul l’argent a une valeur. De cet erreur que commettent la majorité des dirigeants d’Etat ou d’entreprise découle inéluctablement l’échec de leurs tentatives.

La réalité est que pour améliorer la situation du pays, ce n’est pas le toit qu’il faut revoir, mais les fondations, la base, le peuple doit voir sa situation s’améliorer. Il faut revenir aux fondamentaux : la seule valeur économique de notre société, c’est le travail. Aucune économie n’existerait sans cette valeur. Or aujourd’hui le travail n’est pas reconnu à sa juste valeur, ce qui créer un déséquilibre qui s’il n’est pas corrigé entraînera des crises qui aboutiront si aucune vrai mesure n’est prise à la faillite du système économique.

Aujourd’hui, la question que je me pose est de savoir si tous ces dirigeants cherchent véritablement à améliorer la situation de leur pays, de leur continent, de notre planète.

En effet, force est de constater que ces hommes et ces femmes sont attirés par le pourvoir et l’argent comme des mouches par la merde. Soit dit en passant, sachant qu’un vrai chef est celui qui s’occupe des affaires merdiques, je trouve que la comparaison manque d’éloge, mais ils n’en méritent encore aucune, mais pas de pertinence… Le seul problème étant que nos dirigeants sont des mouches boulimiques. Pourtant, il existe en Europe au moins un Etat qui montre la bonne voie à ce niveau (je crois que c’est la Norvège).

Aujourd’hui, la France a besoin de réformes. Cette phrase était vraie en 1958, en 1968, en 1978, en 1988, en 1998 et elle est toujours vraie en 2008. De Gaulle, Pompidou, Giscard (d’Estaing…), Mitterrand, Chirac ont tous promis des réformes, tous en ont prises dont certaines sont à louer. De même Sarkozy prendra certainement des réformes qui seront louables (autorisation du recours aux mères porteuses). Cependant, cette ou ces réforme(s) louable(s) n’est (ne sont) pas du tout urgente(s) alors que sa (leurs) mise en place sera (seront) bien payante(s)…

Tous ces hommes ont promis des réformes, tous ces hommes ont tenté leurs réformes, aucun n’a su entendre ou écouter le peuple, la réforme que veut le peuple. Cet réforme aura pour conséquence d’éliminer la misère chez le peuple, et cela ne passe pas selon moi par :

- l’augmentation des salaires des dirigeants,

- l’augmentation des amandes et de leur nombre,

- la suppression des avoués ou de la publicité sur les chaînes du services public

- la création d’un Etat palestinien (même si je suis pour, il n’a pas été élu pour ça)

- la lèche auprès des tyrans du monde…

Monsieur Sarkozy, ministre de l’intérieur (pour mieux court-circuiter ses concurrents?) puis président de la république a été investit par la seule autorité légitime du pays (le peuple) de la mission d’améliorer par tout les moyens la condition des français, de tous les français, et pas seulement de ceux qui vivent dans des jets…

Je dirai même que la majorité de ses électeurs n’a jamais approché un jet ou un yacht et qu’il devrait s’en souvenir…

Aujourd’hui, Monsieur Sarkozy opprime les français en les laissant mourir à petit feu. Malgré l’urgence de soutenir et d’aider la base qui s’effondre, c’est aujourd’hui sur la terrasse qu’il prend l’apéro.

En effet, il préfère se gaver de caviar sur les yacht de ses amis… Il préfère leur faire un cadeau de 350 millions d’euros tout en sinistrant un des rares services publics rentables. Et quand il descend dans la rue, c’est pour traiter ceux qui le rappelle à l’ordre de nom d’oiseaux… Comportement peu digne de sa fonction. Notre président aurait-il tendance à considérer les français en fonction de ce qu’ils mangent : d’un côté du caviar raffiné, de l’autre des patates.

Quoiqu’il en soit, il est évident que ceux qui mangent du caviar raffiné sont plus entendus que ceux qui mangent des patates.

Il veut une chaîne puissante, mais il préfère miser sur trois chaînes privées que sur la chaîne publique, tout en souhaitant nommer le directeur de la chaîne publique… Là encore, je pense qu’aucune réforme urgente n’était nécessaire dans ce domaine, a fortiori dans le contexte actuel une réforme qui allège les ressources de l’Etat et renforce le bénéfice des plus riches.

Comme ses prédécesseurs, à l’exception de de Gaulle que l’histoire légitimait et qui payait ses propres dépenses d’électricités pendant son passage à l’Elysée, Sarkozy a un projet personnel de laisser une trace de son passage dans les livres d’histoire. Il aimerait certainement être le président du pouvoir d’achat et de la réduction de la dette du pays, mais il doit se rendre compte que pour y arriver, il lui faudra lutter contre les puissants et les riches du pays qui n’hésiteront pas à le menacer entre autres de délocaliser leurs impôts.

Car voilà la raison qui force nos dirigeants soit disant indépendants à plier devant les exigences secrètes, plus ou moins discrètes, des grands groupes. Les grands patrons sont copains comme cochons, il fréquentent les mêmes orgies sur les mêmes yacht, ils passent leurs vacances dans les mêmes lieux hors de prix, ils méprisent tous à leur manière ceux qui n’ont pas leur train de vie, à commencer par les personnes à leur services qu’elles traitent moins bien que leur « pauvre petit caniche »…

Cette nouvelle élite mondiale est mouvante, mais surtout, et grâce aux nouvelles technologies, les membres de cette élites sont aujourd’hui proches voisins.

Il faut moraliser nos élites en les protégeant des sources corruptrices : l’argent et le pouvoir.

Le pouvoir a été tellement jugé corrupteur pas les génies des lumières qu’ils ont imaginé un moyen de le répartir sur plusieurs tête. Le pouvoir absolu a été divisé en exécutif, législatif, et judiciaire (même si pour le judiciaire, les deux autres pouvoirs préfèrent le terme « autorité »…).

L’argent est au moins aussi corrupteur que le pouvoir, il l’est même plus dans la mesure ou il est plus difficile de partager le pouvoir que l’argent.

L’argent devrait donc être séparé du pouvoir sans pour autant que ceux qui le détiennent acquière un ascendant sur les détenteurs des pouvoirs. Résoudre cette équation n’est pas simple, surtout pour nos dirigeants qui, je le vous rappelle, agissent comme si l’argent avait une valeur. Elle devient plus simple si on se souvient que seul le travail a une valeur économique, l’argent n’est qu’un moyen de reconnaître cette valeur ou d’échanger cette valeur contre la satisfaction d’un besoin ou d’un désir.

La solution est d’accorder à chaque travail la même valeur de manière à rééquilibrer le partages des richesses matérielles qui viennent récompenser le travail. Les responsabilités doivent être assumées par l’ensemble des travailleurs et des associés (par tous les acteurs de l’entreprise ou de la société) et non seulement par une partie.

Car, tout travail a la même valeur!

Cela ne parait pas évident à tout le monde, je le vois bien. Pourtant, cette absence d’évidence résulte plus de l’habitude que de la raison. En effet, depuis des milliers d’années, les hommes sont mis en compétitions par leurs dirigeants qui fictivement vont décider de donner un peu plus à tel travailleur en prétextant que son travail est meilleur (et parfois, la qualité l’est effectivement, mais je développerai plus tard) . La manoeuvre a pour objectif de diviser les travailleurs horizontalement et verticalement. Verticalement parce que l’employeur va créer des différences de salaires et donc de train de vie, il vient de créer la classe ouvrière et les cadres ; horizontalement parce que les laissés pour comptes et les privilégiés n’auront plus les même conditions de travails, brisant ainsi leur égalité au travail, l’employeur se déchargeant de son travail sur le dos des cadres. Si les nouvelles fonctions n’avaient pas été mieux valorisées que les anciennes, il n’y aurait pas eu l’apparition d’un déséquilibre qui s’amplifiera avec le temps.

Il faut valoriser tous les travaux pour que chacun se sente bien à sa place et que seuls les compétences et les motivations personnelles déterminent les choix d’un travailleur là ou aujourd’hui le salaire est souvent la seule motivation véritable.

Que le salaire soit aujourd’hui la seule motivation véritable d’un individu s’explique par la recherche de la reconnaissance de la valeur de son travail, reconnaissance indispensable pour conserver l’équilibre psychologique soutenu par l’estime de soi, équilibre psychologique indispensable à une bonne intégration dans une société. Si la société reconnaît la valeur de mon travail, elle reconnaît ma valeur, mon utilité, et elle m’apporte l’illusion de m’aimer. Ces sentiments donnent ou redonnent au sujet l’estime de lui-même indispensable au sentiment de bien-être qu’il réclame à la société.

 

Malheureusement aujourd’hui on observe une division de la société. Au sein d’une entreprise d’une ville ou d’un pays, cette division permet de justifier les salaires mirobolant de quelques uns au détriment de tous les autres. Pourtant, sans tous ces autres n’y aurait pas de bénéfice. Tous les autres qu’on hésite à payer et dont les revenus prouvent trop souvent le dénigrement de la valeur de leur travail.

Cette attitude primitive et empirique se traduit par une progressive dégradation de la situation économique et sociale. A chaque échelle de la société des révolutions se produisent et se reproduiront. Révolution des citées, révolution des régions, révolution des pays, révolution des continents… Seule l’échelle de la révolution change avec le temps car les élites fuient, déplacent leurs richesses. Mais la Terre est une enceinte close, nous sommes tous sur le même bateau. Les possibilités de fuites ne sont pas intarissables et on voit poindre l’ultime révolution, celle qui s’étendra au delà des continents.

Peut importe le niveau de confort, quand les gens auront faim, ce système sera condamné car les ventres creux ne raisonnent plus.

 

 

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