( 3 octobre, 2008 )

NO STRESS

Bonjour à tous,

 

 

Toujours personne sur mes pages, rien d’anormal.

Vous n’êtes pas sans savoir que ces derniers temps, et comme je l’avais annoncé, le système montre des signes inquiétants d’essoufflement. Rien d’anormal à une chose aussi prévisible que la récolte des cultures.

 

Ah la faillite… C’est marrant de voir que ce que mes études m’ont poussés à étudier soit justement le sujet dont à l’avenir on va me rabâcher les oreilles. Simple hasard? ben voyons.

 

Comme il est amusant de constater que les plus libéralistes et les plus capitalistes d’hier sont les premiers à demander un peut plus de socialisme voir de communisme pour payer leurs salaires. Car les millions qui vont être injectés dans ce système foiros (la bourse) infesté d’escrocs vont en partie surtout servir à payer les salaires et les primes des ces en-foiros de financiers qui ont profité de la misère humaine pour s’enrichir et qui vont encore profiter de la misère humaine pour ne pas s’appauvrir.

 

La seule chose qui me rend très positif dans tout ça, c’est qu’à force de prendre les poutres saines des fondations pour remplacer les poutres de la toiture infestées de financier parasites (sortes de termites) et sans remplacer les fondations, il est évident qu’on s’active à définitivement clôturer ce système injuste. En deux mots, l’argent pris aux gens prudents va être prêté à des gens imprudents voir malhonnêtes qui vont comme à leur habitude spéculer et gaspiller dans l’espoir de relancer la machine. Seulement, la confiance ne règne plus, l’argent des gens prudents représente toutes leurs économies et donc, dans 6 mois, nous devrions entrer dans la seconde partie de la crise, celle ou les cols blancs de haut vol (financiers, banquiers, assureurs… Politiciens) reconnaîtrons eux-mêmes la faillite de leur système. Lorsque la base s’effondre, il n’y a plus rien à faire. Pourtant ils promettront encore pouvoir y faire quelque chose et beaucoup, accrochés à leurs petits objets de valeurs (futilité) leur donneront encore une chance. Une chance de perdre plus pour les enrichir.

 

Quand sera-t-il compris que ce qui fait tenir un pays debout c’est sa base? Que chaque maillon a son importance, même celui qui en apparence n’en a pas, comme moi. Pourquoi ne voir trop souvent que le travail rémunéré comme valeur humaine d’intégration? Pourquoi avoir du mal à accepter la différence alors que honnêtement nous aurions encore plus de mal à vivre sans?

 

Ainsi, 700 milliards de dollars vont être gaspillés pour empêcher l’effondrement de l’économie américaine dit-on.

D’abord, je tiens à signaler que de tous temps j’ai toujours entendu les libéraux garantir que leur système coûte moins cher qu’un système social… Les Etats Unis viennent brillamment de nous prouver le contraire, eux qui mettent quasi rien dans leur système social vont injecter sans leur système financier 700 milliards de plus soit au moins 1000 milliards au total. Rappelons que la France à une dette d’environ 1200 milliards (hé oui tout augmente ma p’tit dame!  :-) ). Rien que pour ça un système social s’impose.

 

J’entends dire que le libéralisme, c’est l’apothéose de l’entrepreneuriat et donc de la création d’emplois. Oui, mais aussi de leur destruction. On embauche facilement, on débauche facilement. Bref, on embauche le minimum pour gagner le maximum quitte à prendre un extra (CDD) en cas d’augmentation exceptionnelle de l’activité. Ce faisant, on se prive de clients (comme Ford et Taylor l’on bien montrer, les premiers clients des entreprises sont leurs salariés, ce sont aussi les seuls clients qu’on peut gérer). Mais le libéralisme, c’est aussi un partage inégal et donc injuste des richesses. Injuste car comme je l’ai dit plus haut dans une société, chaque maillon a son importance y compris celui qu’on ne comprends pas.

 

Le libéralisme pourtant n’est pas à condamner totalement, c’est l’application qui en est faites aujourd’hui, un libéralisme individualiste qui divise pour mieux régner, qui est condamnable. D’ailleurs, c’est cette attitude individualiste, égoïste, qui pousse aujourd’hui une partie des Belges à vouloir se séparer de l’autre. Nous vivons les uns avec les autres. Ce n’est pas un contrat social comme le pense certains, mais une obligation de survie. Aujourd’hui plus que toujours dans la mesure ou presque personne n’est capable de s’assumer seul (produire sa nourriture, ses vêtements, son logement…). Il faut donc apprendre à vivre ensemble, et cela au delà des frontières.

 

HUM… 700 milliards de dollars… qui n’ont pas été avancés pour sauver les américains moyens expulsés de leur domicile à cause de la politique financière. Car il faut bien comprendre une chose, ce qui arrive aujourd’hui est dû en partie à la spéculation frénétique et immorale sur les marchés énergétiques, alimentaires et des matières premières, mais aussi aux rémunérations astronomiques que s’octroient sans contrôle ces acrobates de la finance. Si, juste aux USA, on fait la somme des milliards sortis de la sphère boursière pour aller dans les poches de particuliers (traders, financiers, banquiers… politiciens) sur les 10 dernières années, on ne doit pas être loin des 1000 milliards prévus pour juguler la crise. Ces personnes n’ont pas hésité à vendre des crédits véreux cachés par  des titrisations à divers acteurs du marché pour s’enrichir. Les sociétés employant ces personnes n’ont pas hésité à leur laisser les coudées franches en pensant que « ça passera ». Mais une observation sérieuse des comptes de ces entreprises, en recherchant sérieusement l’origine des crédits, aurait été faite chaque année, nous n’en serions pas là maintenant, sauf à penser que les organismes de contrôles sont complices, et par extension l’Etat lui-même.

 

Comme l’a si bien dit Monsieur le Président Sarkozi : « Quand il s’agit d’engranger les bénéfices et de recevoir les honneurs, on sait où sont les responsables, et maintenant qu’il s’agit de rendre des comptes on ne les trouverait pas ? »

 

Ces gens justifiaient eux-même leurs revenus astronomiques par les lourdes responsabilités qui leur incombait justement. Aujourd’hui il est temps pour eux d’assumer leurs responsabilités en payant leurs erreurs et les dettes qu’elles ont crées. D’autant que pour moi la plus grosse erreur a été de rendre exsangue les sociétés en s’octroyant des primes dont les montants sont ahurissants.

Ainsi, les 700 milliards pourront être mieux utilisés pour reloger les américains à la rue, financer des crédits pour l’entrepreneuriat, l’achat immobilier (c’est le moment de donner aux américains les moyens d’être propriétaires), financer des programmes énergétiques avantgardistes écologiques… Bref, relancer le moral des américains, renforcer leur confiance en leur pays, nettoyer les acteurs boursiers et financiers, préparer le tournant énergétique, protéger la nature et la planète.

 

Tout problème a des solutions, mais toutes les solutions n’ont pas les mêmes conséquences.

 

A bientôt

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